prêtLes banques ouvertes à assouplir les conditions d’octroi des crédits immo

Crédit immobilier : Les banques se disent ouvertes à des assouplissements

prêtLes banques peuvent assouplir les conditions d’octroi pour 20 % des crédits, à condition que ces dérogations concernent essentiellement l’acquisition d’une résidence principale
Les banques sont prêtes « à discuter pour simplifier les dérogations » sur les conditions d’octroi des crédits immobiliers.
Les banques sont prêtes « à discuter pour simplifier les dérogations » sur les conditions d’octroi des crédits immobiliers. - Canva / Khwanchai Phanthong's Images / Canva
20 Minutes avec agences

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Bonne nouvelle pour les candidats à l’achat immobilier ? Face au « ralentissement notable » du crédit immobilier constaté depuis « début 2022 », les banques françaises se sont dites prêtes ce vendredi à « discuter » d’assouplissements réglementaires, selon la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), Maya Atig.

Possibilité de déroger à certaines règles

Bruno Le Maire avait évoqué le 4 mai des « assouplissements » possibles aux règles en vigueur depuis le 1er janvier 2022. Le ministre de l’économie avait prévu d’évoquer les dérogations avec le gouverneur de la Banque de France, qui avait de son côté souligné ne pas vouloir « pousser au surendettement ». « Dans le cadre des critères actuels et si les autorités nous y invitent, nous sommes prêts à discuter pour simplifier ces poches de dérogation sur les conditions d’octroi des crédits », a déclaré Maya Atig dans une interview vendredi au Parisien.

Elle fait référence à la possibilité qu’ont les banques de déroger aux règles selon lesquelles elles ne peuvent prêter qu’à condition que le taux d’effort, c’est-à-dire le montant total des dépenses liées à l’habitation rapporté aux revenus, ne dépasse pas 35 %, et pour 25 ans maximum (ou 27 ans en cas de travaux préalables à l’emménagement). Les banques peuvent le faire pour 20 % des crédits, à condition que ces dérogations concernent essentiellement l’acquisition d’une résidence principale et visent dans un tiers des cas à soutenir des primo-accédants. « Il faut respecter ces taux de dérogation par sous-catégorie à tout moment », a déclaré Maya Atig au Parisien.

Le taux d’usure recalculé tous les mois

Mais, « pour ce faire, les banques sont amenées à ralentir les décisions, à gérer des files d’attente », a-t-elle ajouté. Or, « quand les taux sont stables, ce n’est pas forcément un problème de patienter un, deux ou trois mois, mais quand les taux augmentent, l’investisseur ne peut plus se permettre d’acheter le même logement quand son tour est venu », a-t-elle souligné.

Premier assouplissement déjà en place depuis février et destiné à faciliter l’octroi de crédits, le taux d’usure - taux maximal d’un prêt destiné à protéger les acheteurs - est recalculé tous les mois au lieu d’une fois par trimestre. « C’est une mesure positive » qui a « fluidifié la production » de crédit. Et cette production reste « forte » malgré le ralentissement, a relevé la directrice générale de la FBF.