NUCLEAIREDu courant en 2023 grâce à l’EPR de Flamanville, impossible pour Greenpeace

EPR de Flamanville : EDF promet du courant en 2023, Greenpeace n’y croit « pas une seconde »

NUCLEAIREEDF estime que le premier mégawatt pourrait être produit sur le réseau en 2023, une date à laquelle ne croit pas l’ONG Greenpeace
La centrale de Flamanville, illustration.
La centrale de Flamanville, illustration. - Alexis MORIN/SIPA / SIPA
20 Minutes avec agences

20 Minutes avec agences

EDF se dit « mobilisé » pour que le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche) fournisse de l’électricité en 2023. « Toutes nos équipes sont mobilisées pour charger le combustible fin 2022 » dans le réacteur et « pour que le premier mégawatt soit produit sur le réseau en 2023 », a déclaré David Le Hir, le directeur de l’achèvement de ce chantier à EDF lors d’une commission locale d’information (CLI) aux Pieux, à laquelle participait aussi Greenpeace France.

A Civaux (Vienne), le courant est arrivé sur le réseau « quatre ans et demi » après le démarrage du réacteur, a affirmé de son côté Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires pour l’ONG de protection de l’environnement. « 2023, je n’y crois pas une seconde. Les gens qui sont sur les commandes de l’EPR parlent plutôt de 2025 », a ajouté le militant devant la presse.

Cumul de problèmes

Lors de la réunion, différents problèmes ont été abordés, dont le dernier en date, celui sur les piquages (partie d’une tuyauterie qui la raccorde à une autre ou à un récipient). L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné en octobre un « accord de principe » à la solution proposée par EDF. Mais « il y a un dossier complet qui reste à transmettre à l’ASN (…) On n’est pas encore à l’autorisation de mise en œuvre », a souligné le chef de la division de l’ASN à Caen, Adrien Manchon, lors de la réunion.

Autre point soulevé : un incident qui s’est produit en juin dernier sur un des réacteurs EPR de Taishan (Chine). David Le Hir ne savait pas ce jeudi si celui-ci pouvait avoir « des incidences » sur Flamanville. Selon Yannick Rousselet, « plusieurs dizaines » de crayons combustibles ont rompu à Taishan. Or, « c’est le même type de combustible construit par le même exploitant » que pour Flamanville. Ce point éventuellement « bloquant » est en cours d’instruction par l’ASN. Des problèmes sur un pressuriseur sont également en cours d’instruction.

Le chantier de l’EPR cumule dix ans de retard. Son coût est monté à 12,4 milliards selon EDF, 19 milliards selon la Cour des comptes. L’unique centrale EPR en fonctionnement dans le monde, à Taishan, s’est résolue en juillet à arrêter un de ses deux réacteurs.