Quand peut-on utiliser « à l’instar de » ?
Français•Vous connaissez probablement cette locution, mais savez-vous bien l’employer ? On vérifie ça tout de suite
Frédéric Henry pour 20 Minutes
L'essentiel
- «À l’instar de » exprime la similitude.
- Cette expression n’exprime jamais le contraire.
- Elle nous vient tout droit du latin.
Il est de ces mots qui ne s’emploient que dans un contexte et dans un seul : en français « instar » n’existe pas en dehors de l’expression « à l’instar de ». Il en découle que ce genre de terme peut parfois déboussoler : d’où viennent-ils, que signifient-ils vraiment et quand est-il pertinent de les utiliser ? On répond à toutes vos questions ici.
Une origine latine
Sans surprise, c’est du côté de Rome qu’il faut aller chercher la source de notre « instar ». Le latin « ad instar » se traduit par « à la ressemblance de ». Voilà qui semble clarifier le sens de notre locution. Et en effet, « à l’instar de » ne sert à rien d’autre qu’à comparer deux choses. C’est un synonyme de « comme » :
- « À l’instar de sa sœur, elle est bonne en maths » (comme sa sœur).
- « Il a la tête en l’air, à l’instar des gosses de son âge » (comme les gosses de son âge).
- « À l’instar du Kikiristan, la République du Dubistan s’est retirée des traités internationaux » (comme le Kikiristan).
Attention à l’orthographe et au contresens
En France, on aime bien rajouter un « d » aux suffixes en « ar » : trouillard, débrouillard, vantard et roublard en sont quelques exemples. Si vous êtes tenté de coller un « d » à « instar », dites-vous que l’« instardise » n’existe pas.
Attention aussi de ne pas tomber dans le piège qui consiste à confondre « à l’instar de » avec « à l’inverse de » : « instar » et « inverse » ont beau s’ouvrir sur le même phonème, leurs sens sont diamétralement opposés.
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