Une lycéenne américaine arrêtée pour avoir planifié une fusillade dans son école

Etats-Unis : Arrêtée de justesse, une lycéenne prévoyait une tuerie dans son lycée pour la Saint-Valentin

MORTELLE SAINT-VALENTINAux Etats-Unis, une tragédie a été évitée dans un lycée de l’Indiana. Une lycéenne, fascinée par un tueur de masse, a été arrêtée après avoir évoqué en ligne son projet de fusillade
Laurent Garrigues

Laurent Garrigues

L'essentiel

  • Une lycéenne de l’Indiana a été arrêtée après avoir planifié une fusillade de masse dans son école, inspirée par Nikolas Cruz, l’auteur du massacre de Parkland.
  • Les enquêteurs ont découvert chez elle des chargeurs de fusil AR-15, un gilet pare-balles et des messages troublants, malgré ses tentatives de minimiser les faits.
  • En proie à des troubles mentaux depuis plusieurs années et privée d’aide par son père, elle est détenue sans caution en attendant son procès.

Aux Etats-Unis, la Saint-Valentin aurait pu virer au cauchemar dans un lycée de l’Indiana. « J’ai planifié cela depuis un an », écrivait Trinity Shockley, 18 ans, dans des messages troublants découverts en ligne. Grâce à la vigilance d’un internaute, cette lycéenne de Mooresville a été arrêtée jeudi pour complot en vue de commettre un meurtre, rapporte ABC News. Elle est détenue sans caution à la prison du comté de Morgan.

L’affaire a été déclenchée par un signalement reçu via le programme Say Something de l’organisation Sandy Hook Promise du FBI. Un informateur a alerté les autorités sur une amie qui préparait une attaque dans son lycée, avait accès à un fusil AR-15 et venait de commander un gilet pare-balles. L’enquête a révélé que la jeune femme était fascinée par Nikolas Cruz, l’auteur du massacre de Parkland en 2018, qu’elle qualifiait de modèle.

« MOURREZ, MOURREZ, MOURREZ ! »

D’après les documents judiciaires, Trinity Shockley, qui s’identifiait sous le pseudonyme de « Jamie », se disait obsédée par Nikolas Cruz, à qui elle avait écrit plusieurs lettres. Elle possédait un collier avec sa photo et avait déjà choisi les prénoms de leurs enfants imaginaires. Sa chambre était décorée d’images de tueurs de masse comme Dylan Roof et Andrew Blaze, et ses carnets contenaient des inscriptions troublantes : « Je vous déteste tous. MOURREZ, MOURREZ, MOURREZ ! »

Les enquêteurs ont découvert des chargeurs de fusil AR-15, des munitions et un gilet pare-balles dans l’appartement qu’elle partageait avec son père. Confrontée aux autorités, Shockley a tenté de minimiser les faits, affirmant qu’elle « plaisantait ». Pourtant, ses réseaux sociaux regorgeaient de messages menaçants et d’éloges envers les auteurs de tueries de masse.

En proie à des troubles mentaux

Lycéenne en proie à des troubles mentaux depuis plusieurs années, elle avait cherché de l’aide psychologique à plusieurs reprises. Mais selon un enquêteur, « son père refusait systématiquement qu’elle ait accès aux ressources nécessaires, car il ne croyait pas aux traitements en santé mentale. » En novembre dernier, dès sa majorité, elle avait pris l’initiative de s’inscrire elle-même à une thérapie.

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Trinity Shockley affirmait aussi avoir été victime de harcèlement après un grave accident en 2022, lorsqu’un conducteur ivre l’avait percutée alors qu’elle attendait son bus scolaire. Gravement blessée, elle avait reçu un soutien financier et moral de son établissement, qui avait levé plus de 12.000 dollars pour sa convalescence. Aucune date de procès n’a pour l’instant été fixée.